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Ma mère a toujours été pour moi un exemple de
non-médisance. Je ne l’ai jamais entendu dire du mal
de quelqu’un d’autre. Elle écoutait toujours les
deux partis qui médisaient l’un sur l’autre main,
elle ne s’amusait jamais à transmettre ce que dit l’un
à l’autre et vice versa.
Je devrai suivre ce modèle. Je me suis malheureusement rendu
compte les dernières années et surtout dans le
monde du travail, que les médisances allaient bon train. Les
médisances créent des rumeurs et provoquent des malentendus
qui ont un impact négatif sur l’esprit d’équipe
du projet.
Personnellement, je me suis rendu compte que quand je médis
sur quelqu’un j’ai un effet immédiat agréable
qui me console. Autrement dit ça me fait plaisir de dire du
mal de mes ennemis, mais à moyen terme j’ai remarqué
que ça me fait plus de tort qu’autre chose, voici les
principales conséquences :
- Médire sur l’autre ne fait qu’attiser
le feu et dégrade encore plus nos relations avec l’autre
personne. Nourrir son subconscient de haine ne fait que l’amplifier
et empoisonner nos relations avec l’autre.
- Médire sur l’autre réduit notre propre
énergie. Autrement dit, nous avons un potentiel énergie
à dépenser dans la journée. A nous de choisir
comment on le dépense : soit on le dépense dans de l’énergie
négative qui nous procure un plaisir à très court
terme et qui nous laisse un après-goût amer, soit on
s’emploie à utiliser cette énergie dans le bon
sens pour nous améliorer et être une force de construction
et non de destruction pour soi et pour tout notre entourage.
- En tant que mère ayant une lourde mission d’éducation
en ce moment envers mes adorables enfants, je me dois de leur donner
le bon exemple. La meilleur des leçons pour un enfant est ce
qu’on applique soi-même et non pas les sermons qu’on
fait.
- Médire est un acte de destruction et non de construction.
Et moi j’ai pris l’option de vouloir construire des idées,
des projets, des bonnes relations. La voie de la destruction est trop
facile, c’est celle que choisit la majorité de personnes
que je connais autour de moi. Alors que moi, j’ai envie de construire
- Médire nous pousse vers l’arrière et
ralentit notre mouvement. Il faut toujours se tourner vers le passé
pour en tirer des enseignements précieux, mais il faut arrêter
de rester trop longtemps à dire des méchancetés
sur nos soi-disant ennemis. Un ennemi n’est qu’une personne
avec qui nos objectifs divergent. Ce n’est qu’une vue
de notre esprit
- J’ai remarqué aussi que les médisances
ont encore plus d’effet négatif dans les environnements
petits et cloisonnés : un petit village, une entreprise, une
communauté d’expatriés, une résidence fermée…
- Calomnier et médire sont en fait des paroles vaines
et sans issue. En plus, à force de répéter ces
médisances, celles-ci retrouvent une légitimité dans nos esprits
Quelle attitude adopter face à la médisance qui nous
ronge et qui nous empoisonne?:
Je n‘ai pas de recette, mais j’essaie de faire un effort
afin de penser positivement toutes les situations où j’ai
envie de médire. C’est un conditionnement de ma pensée.
Car la médisance commence dans notre esprit avant même
qu’on commence à en parler. Et c’est celle-là
qu’il faut éradiquer. Elle ressemble à un verre
de terre qui nous ronge intérieurement avant même de
porter atteinte aux autres.
Si je maîtrise ma pensée, petit à petit je pourrai
commencer à maîtriser ma langue.
Je me dois d’avoir une pensée positive, créatrice
et libératrice. Je conditionne mon esprit pour avoir des paroles
en interne et externe qui me dynamisent et me stimulent dans ce que
j’ai de meilleur.
Bien souvent, je considère mon esprit comme une terre envahie
de ronces ou de pierres et ne peut accueillir la bonne graine. La
graine semée est alors une graine perdue qui ne donnera aucun
fruit. J’ai donc la responsabilité de préparer ma terre
et de l’arroser afin que les bonnes graines semées puissent
se transformer en plantes solides et rayonnantes.
C’est du moins la métaphore que j’ai trouvée
pour pouvoir expliquer à mes enfants la différence
entre la bonne et la mauvaise graine semée dans notre cerveau.
Le cerveau est ma terre. La médisance est la mauvaise graine
qui donne de mauvaises herbes et la ronce. La pensée positive
et constructive est celle qui donne des arbres solides et rayonnants.
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