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Fiche: Le pouvoir négatif de la médisance (23 Mai 2005)
   
 

Ma mère a toujours été pour moi un exemple de non-médisance. Je ne l’ai jamais entendu dire du mal de quelqu’un d’autre. Elle écoutait toujours les deux partis qui médisaient l’un sur l’autre main, elle ne s’amusait jamais à transmettre ce que dit l’un à l’autre et vice versa.

Je devrai suivre ce modèle. Je me suis malheureusement rendu compte les dernières années et surtout dans le monde du travail, que les médisances allaient bon train. Les médisances créent des rumeurs et provoquent des malentendus qui ont un impact négatif sur l’esprit d’équipe du projet.

Personnellement, je me suis rendu compte que quand je médis sur quelqu’un j’ai un effet immédiat agréable qui me console. Autrement dit ça me fait plaisir de dire du mal de mes ennemis, mais à moyen terme j’ai remarqué que ça me fait plus de tort qu’autre chose, voici les principales conséquences :

  • Médire sur l’autre ne fait qu’attiser le feu et dégrade encore plus nos relations avec l’autre personne. Nourrir son subconscient de haine ne fait que l’amplifier et empoisonner nos relations avec l’autre.
  • Médire sur l’autre réduit notre propre énergie. Autrement dit, nous avons un potentiel énergie à dépenser dans la journée. A nous de choisir comment on le dépense : soit on le dépense dans de l’énergie négative qui nous procure un plaisir à très court terme et qui nous laisse un après-goût amer, soit on s’emploie à utiliser cette énergie dans le bon sens pour nous améliorer et être une force de construction et non de destruction pour soi et pour tout notre entourage.
  • En tant que mère ayant une lourde mission d’éducation en ce moment envers mes adorables enfants, je me dois de leur donner le bon exemple. La meilleur des leçons pour un enfant est ce qu’on applique soi-même et non pas les sermons qu’on fait.
  • Médire est un acte de destruction et non de construction. Et moi j’ai pris l’option de vouloir construire des idées, des projets, des bonnes relations. La voie de la destruction est trop facile, c’est celle que choisit la majorité de personnes que je connais autour de moi. Alors que moi, j’ai envie de construire
  • Médire nous pousse vers l’arrière et ralentit notre mouvement. Il faut toujours se tourner vers le passé pour en tirer des enseignements précieux, mais il faut arrêter de rester trop longtemps à dire des méchancetés sur nos soi-disant ennemis. Un ennemi n’est qu’une personne avec qui nos objectifs divergent. Ce n’est qu’une vue de notre esprit
  • J’ai remarqué aussi que les médisances ont encore plus d’effet négatif dans les environnements petits et cloisonnés : un petit village, une entreprise, une communauté d’expatriés, une résidence fermée…
  • Calomnier et médire sont en fait des paroles vaines et sans issue. En plus, à force de répéter ces médisances, celles-ci retrouvent une légitimité dans nos esprits

Quelle attitude adopter face à la médisance qui nous ronge et qui nous empoisonne?:

Je n‘ai pas de recette, mais j’essaie de faire un effort afin de penser positivement toutes les situations où j’ai envie de médire. C’est un conditionnement de ma pensée. Car la médisance commence dans notre esprit avant même qu’on commence à en parler. Et c’est celle-là qu’il faut éradiquer. Elle ressemble à un verre de terre qui nous ronge intérieurement avant même de porter atteinte aux autres.

Si je maîtrise ma pensée, petit à petit je pourrai commencer à maîtriser ma langue.

Je me dois d’avoir une pensée positive, créatrice et libératrice. Je conditionne mon esprit pour avoir des paroles en interne et externe qui me dynamisent et me stimulent dans ce que j’ai de meilleur.

Bien souvent, je considère mon esprit comme une terre envahie de ronces ou de pierres et ne peut accueillir la bonne graine. La graine semée est alors une graine perdue qui ne donnera aucun fruit. J’ai donc la responsabilité de préparer ma terre et de l’arroser afin que les bonnes graines semées puissent se transformer en plantes solides et rayonnantes.

C’est du moins la métaphore que j’ai trouvée pour pouvoir expliquer à mes enfants la différence entre la bonne et la mauvaise graine semée dans notre cerveau.

Le cerveau est ma terre. La médisance est la mauvaise graine qui donne de mauvaises herbes et la ronce. La pensée positive et constructive est celle qui donne des arbres solides et rayonnants.

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